Documents techniques
GR34-rapport-final BRGM-SQPx-sept2019
- 2019
- Français
- 2 Mo
Face aux assauts du climat et à l'usure du temps, le GR 34 (ou sentier des Douaniers) connait des interventions régulières. Les falaises font notamment l'objet d'un programme de confortement d'ampleur.
Le recul du trait de côte est un phénomène naturel, mais il est aujourd’hui accéléré par le changement climatique. À Saint-Quay-Portrieux, comme dans de nombreuses communes littorales, ce phénomène menace les infrastructures, les habitations et les écosystèmes. En janvier 2026, une réunion publique a été organisée par la Ville et Saint-Brieuc Armor Agglomération pour présenter les études menées et les scénarios de recul à 30 et 100 ans. Ces projections, basées sur des travaux cartographiques, montrent une érosion progressive du littoral, avec des conséquences majeures pour les habitants, les acteurs économiques et les usagers de la baie de Saint-Brieuc.
QU’EST-CE QUE LE RECUL DU TRAIT DE CÔTE ?
Le trait de côte est la limite entre la terre et la mer. Il évolue en permanence sous l’effet des vagues, des marées, des ruissellements et des vents. À Saint-Quay-Portrieux, ce recul est accentué par le changement climatique, qui entraîne une élévation du niveau de la mer et des tempêtes plus fréquentes. Ces phénomènes provoquent des submersions brutales et imprévisibles, mettant en péril les zones côtières. Entre 1960 et 2010, près de 30 km² de terres ont été perdus en France, soit l’équivalent d’un terrain de football tous les 4 ou 5 jours. À Saint-Quay-Portrieux, les études menées par Saint-Brieuc Armor Agglomération ont permis d’établir des scénarios de recul à 30 et 100 ans, en tenant compte d’une montée des eaux estimée à +20 cm d’ici 2055 et +90 cm d’ici 2125.
QUELS ENJEUX POUR SAINT-QUAY-PORTRIEUX ?
Le recul du trait de côte fragilise les habitations et les infrastructures, mettant en danger des secteurs d’activité clés comme le tourisme, la pêche et les
activités nautiques. Les études montrent que certaines zones pourraient devenir inhabitables ou inutilisables à moyen terme. La montée des eaux et l’érosion menacent également la biodiversité et les écosystèmes côtiers. Les ouvrages liés à l’eau potable et à l’assainissement pourraient être affectés, nécessitant des adaptations urgentes.
QUELLES PARTICULARITÉS POUR LA COMMUNE ET SON LITTORAL ?
À Saint-Quay-Portrieux, le recul du trait de côte est principalement marqué par l’érosion des falaises et les submersions. Contrairement à d’autres communes, Saint-Quay-Portrieux n’est pas couverte par un Plan de Prévention des Risques Littoraux et d’Inondation (PPRLI). Cependant, la Ville a demandé à être intégrée au décret national pour bénéficier d’un cadre réglementaire adapté. Les communes de Saint-Brieuc Armor Agglomération ont choisi de retenir un scénario médian pour les projections à 30 et 100 ans. Ce scénario, basé sur une hypothèse de réchauffement climatique de +4°C à 2100, permet d’anticiper les impacts et de préparer des mesures d’adaptation.
QUELLES MESURES POUR S’ADAPTER AU RECUL DU TRAITDE CÔTE ?
La Loi Climat et Résilience encadre les dispositions visant à adapter les territoires littoraux aux effets du changement climatique. Elle donne aux collectivités des outils pour agir en matière d’urbanisme, comme le « porté à connaissance » ou des règles spécifiques pour les zones exposées. Une fois les cartes de recul du trait de côte intégrées dans le Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi), plusieurs outils pourront être mobilisés pour adapter le territoire aux enjeux du littoral : limitation de la constructibilité dans les zones exposées, droit de préemption pour acquérir des biens menacés, mise en place de contrats de bail réel d’adaptation à l’érosion côtière, ainsi que l’identification de secteurs dédiés aux opérations de relocalisation. Par ailleurs, les biens immobiliers situés dans ces zones exposées devront faire l’objet d’une information spécifique dans le cadre des diagnostics immobiliers obligatoires, afin de garantir une transparence totale pour les acquéreurs et les locataires.
L’érosion côtière, un phénomène naturel mondial
L’érosion côtière est un phénomène naturel qui existe depuis toujours, mais qui s’est fortement accéléré ces dernières décennies en raison des changements climatiques, de l’élévation du niveau de la mer et de l’urbanisation croissante à proximité des côtes. En France métropolitaine, où le littoral s’étend sur 5 500 km, 30 % du linéaire côtier est artificialisé et 20 % est déjà en recul. Cette situation est d’autant plus préoccupante que la densité de population sur le littoral est 2,5 fois supérieure à la moyenne nationale, avec une augmentation de 45 % des constructions entre 1990 et 2020. Ces pressions humaines et environnementales rendent l’érosion côtière particulièrement critique, nécessitant des mesures d’adaptation urgentes pour préserver les territoires littoraux.
Une cartographie sur 30 et 100 ans
Les cartographies du recul du trait de côte à Saint-Quay-Portrieux sont réalisées à partir du trait de côte actuel et des ouvrages de protection existants, en évaluant leur évolution à 30 et 100 ans en fonction du recul déjà observé, des impacts des phénomènes climatiques ponctuels (tempêtes, fortes pluies), et des effets du changement climatique, notamment l’augmentation des températures et la montée du niveau marin. Ces projections s’appuient sur la Trajectoire de Réchauffement de Référence pour l’Adaptation au Changement Climatique (TRACC), qui prévoit un réchauffement de +4°C à l’horizon 2100 par rapport à l’ère pré-industrielle, soit +2°C par rapport à aujourd’hui, entraînant une élévation du niveau marin moyen de +20 cm d’ici 30 ans et de +90 cm d’ici 100 ans. Ces données permettent d’anticiper les transformations du littoral et d’adapter les stratégies d’aménagement en conséquence.
Privilégier le scénario médian
Qu’est-ce qu’un scénario médian ? Parmi les différents scénarios possibles pour anticiper l’évolution du trait de côte, les élus de Saint- Brieuc Armor Agglomération ont choisi de retenir le scénario médian pour l’ensemble du littoral. Ce scénario représente la tendance la plus probable d’évolution, en tenant compte des facteurs naturels, comme l’érosion, l’impact du changement climatique et les tempêtes, ainsi que des facteurs humains, tels que les aménagements et les constructions. Il s’agit d’une estimation centrale, située entre les scénarios les plus optimistes (recul limité) et les plus pessimistes (recul important). Utilisé par les scientifiques, les gestionnaires du littoral et les décideurs publics, ce scénario permet d’anticiper les impacts à moyen et long terme et d’adapter les stratégies d’aménagement en conséquence.
Les ouvrages face au recul du trait de côte : comment est évaluée la pérennité d’un ouvrage ?
Pour évaluer la pérennité d’un ouvrage face au recul du trait de côte, plusieurs critères sont pris en compte : sa durabilité, le coût de son entretien et de sa ré-hausse, son efficacité future dans un contexte de changement climatique et de montée du niveau marin, ainsi que l’analyse des enjeux qu’il représente. Sur l’agglomération de Saint- Brieuc, l’ensemble des ouvrages a été déclaré non pérenne, à l’exception des digues des Rosaires à Plérin, de Pissoison et des Grèves à Langueux. Les ouvrages du Port d’Armor ont été déclarés pérennes par le Département. Le port du Légué, propriété de la Région Bretagne, est pour l’instant classé en zone blanche, en attendant une décision globale sur la gestion des ports bretons. La non-pérennité d’un ouvrage ne signifie pas sa destruction. Les modalités de gestion actuelle et future seront définies dans le cadre de la stratégie littorale, qui sera élaborée par Saint-Brieuc Armor Agglomération.
4 juillet 2022
La première étape du vaste programme d’aménagement visant à rétablir le cheminement sur le Sentier du Littoral entre la plage de la Comtesse et le Sémaphore vient d’être franchie.
L’objectif des travaux engagés en mai dernier était de sécuriser le compartiment « Ker-Moor / Sémaphore », sur une cinquantaine de mètres.
En effet, sous l’influence de facteurs d’érosion continentale et à la faveur de précipitations abondantes, ce secteur avait été impacté par deux glissements en amont et en aval (images ci-dessous). D’où la fermeture de cette partie du GR 34 en février 2021.
Pour éviter de recourir à un dispositif de confortement « lourd » et onéreux, l’assiette du sentier a été déplacée en amont. Les propriétaires riverains avaient cédé à la commune la bande de terrain nécessaire, d’environ 95 m².
Cette solution est aussi en accord avec les recommandations environnementales récentes de l’État. Nous avons évité de trop artificialiser la zone avec du béton ou du grillage
La première phase de travaux vient de s’achever. Elle permet la réouverture du sentier pour la saison estivale en toute sécurité.
Les interventions ont consisté à :
Une seconde phase de travaux portant sur la valorisation du site est programmée avant la fin de l’année.
Elle concernera principalement la végétalisation du talus et du merlon par un engazonnement hydraulique projeté directement sur la toile coco. Le sentier fera aussi l’objet d’un apport complémentaire de sable-grou.
Enfin, le prolongement de la canalisation de rejet des eaux pluviales jusqu’au pied de la falaise sera également réalisé par une équipe de cordistes spécialisés de l’entreprise Ouest Acro. C’est la même société qui interviendra à l’automne du côté de l’escalier de la Comtesse
10 mai 2022
Les travaux du sentier du littoral et des falaises débuteront ce jeudi 12 mai, par la portion voisine du Sémaphore.
La ville a confié le chantier aux entreprises SNT Nicol et Ouest Acro.
À terme, le tracé du chemin sera remonté sur les parcelles privées juste au-dessus.
Selon le planning initial, cette première section sera livrée pour le 17 juin prochain.
Pour rappel
À l’automne suivra le confortement du secteur face à l’île de la Comtesse (protection de la falaise contre l’érosion et préservation de l’escalier).
La dernière tranche de travaux sur le secteur « plage de la Comtesse / Ker-Moor » est programmé pour l’an prochain.
Présentation des travaux prévus / Saint-Quay-Portrieux Magazine n°85 – Juillet 2021 :
Article issu du Saint-Quay-Portrieux Magazine n°84 – Avril 2021
Les conditions météorologiques de cet hiver ont fragilisé le littoral quinocéen, provoquant de nombreux désordres (glissements et éboulements) au niveau des falaises. Des mesures d’urgence, avec notamment la fermeture de tronçons du sentier du littoral, ont été prises immédiatement.
Sur la base de l’étude étude rendue au mois de mars par le CEREMA*, du chiffrage des différents scénarios d’intervention par la Direction des services techniques de la ville et de l’impact environnemental global, la municipalité a décidé de prioriser les opérations sur le secteur “Comtesse – Sémaphore” (avant le secteur des Embruns prévu pour 2022).
• Sur la portion “Plage de la Comtesse – Sémaphore” (zone A sur la carte), l’assiette du GR34 sera déplacée en amont. Un nouveau tracé sera établi au niveau de la crête, sur des parcelles privées.
• Pour la bande d’environ 30 m au niveau du Ker Moor et de l’escalier de la Comtesse (zone B), une solution mixte a été retenue. La paroi sera recouverte d’un filet grillagé métallique, fixé par des ancrages et associé à une géonatte végétalisée anti-érosion. Seule la zone sous l’escalier, ainsi qu’une frange en pied de falaise sur 4 m de haut (pour protection contre l’érosion marine), sera recouverte par un masque de béton.
• Sur la dernière zone “Ker-Moor – Sémaphore” (zone C), les désordres concernent principalement des parcelles privées. Les propriétaires des terrains ont pris l’engagement de réaliser des travaux de confortement. La collectivité profitera de cette opération pour déplacer, là-aussi, de quelques mètres en amont l’assiette du sentier.
Sous réserve de la bonne exécution des différentes phases administratives (appels d’offres, accord des différents financeurs, cessions des terrains privés…), le début des travaux est programmé pour l’automne (durée prévisionnelle : 4 mois).
Le budget alloué au projet est d’environ 350 000 €. Lors du prochain Conseil municipal, il y aura donc nécessité d’une décision modificative du budget principal. L’État s’est engagé à participer à l’opération à hauteur de 112 000 €, au titre de la Dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR) 2021.
La ville a également candidaté à l’appel à projets “France vue sur mer”.
*Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement. / www.cerema.fr
Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) a été mandaté par la ville pour livrer un diagnostic du GR 34.
Son rapport a été rendu public le vendredi 27 septembre 2019.
Un document de référence consultable ici :
Documents techniques
GR34-rapport-final BRGM-SQPx-sept2019
24 novembre 2020
À l’automne 2017, les élus et les services techniques de la commune avaient procédé à un état des lieux du trait de côte quinocéen, du Port-es-Leu jusqu’à la grève de Fonteny.
Aménagement du point de vue face à l’île de la Comtesse, remplacement des rambardes métalliques par des barrières Delpierre sous le sémaphore, embellissement de l’espace du souvenir dédié à « ceux du Viking » face à la plage de la Comtesse… Une quarantaine de priorités avaient ainsi été listées tout au long du GR34. Le document avait été complété ensuite par les observations de Quinocéens recueillies lors d’une balade citoyenne (voir ci-dessous).
Thierry Simelière, maire de Saint-Quay-Portrieux
2 000 heures de travail
Ces opérations confiées aux services techniques de la ville (on parle alors de travaux « en régie ») mêlent généralement esthétique et sécurité. C’est le cas plage de la Grève Noire où l’imposant mur de soutènement est en cours de réhabilitation.
Il faut au préalable dégarnir tous les joints. Ils sont ensuite repris avec un mortier mêlant sable gris et chaux, adapté aux conditions maritimes. Après la portion basse du mur en début d’année, l’équipe s’est attaquée à la partie supérieure début octobre. Sauf incident, l’opération sera achevée mi-décembre. C’est une intervention lourde. Au final, on devrait avoisiner les 2 000 heures de travail réparties entre 5 agents.
En plus de cet investissement humain (évalué 54 000€ TTC, charges comprises), le budget des travaux comporte aussi la location de l’échafaudage à une entreprise agréée (montage, démontage, sécurisation et surveillance / 13 000 € TTC) et les matériaux (1 500 € TTC environ).
Dans le cadre de cette gestion patrimoniale des ouvrages de protection du littoral, le prochain chantier du même type est programmé pour le printemps, cette fois-ci face à la plage de la Comtesse.
(novembre 2019)
Quelle est la fréquentation du GR34 ? Qui sont ses usagers ? Touristes ou excursionnistes ? Itinérants…
Le document « Les chiffres clés du GR34 en Côtes-d’Armor », édité par CAD 22, présente une synthèse des résultats de l’étude régionale 2018 sur les usagers du GR34.
(janvier 2019)
Dans le cadre du programme d’entretien et d’embellissement du sentier des Douaniers, les services techniques de la Ville ont procédé à la pose de plus de 80 mètres de barrières Delpierre sur 2 zones.
Dans le secteur de la Comtesse, elles viennent sécuriser le cheminement, alors que sous le sémaphore, elles remplacent de vétustes rambardes métalliques.
La mise en peinture sera réalisée au printemps, toujours par les agents municipaux.
(juillet 2018)
Un programme d’entretien et d’embellissement du sentier des Douaniers a été établi entre les élus, les Brigades vertes et les services techniques de la Ville.
Ces derniers ont par exemple fabriqué et posé un linéaire de barrières Delpierre sur la portion située sous le sémaphore.
Plusieurs opérations de ce type, qui relèvent autant de l’esthétique que de la sécurité des promeneurs, sont programmées au fil des mois.
(avril 2018)
Le diagnostic complet des falaises du sentier du littoral est en cours. En parallèle de l’étude bibliographique et de l’élaboration du Système d’information géographique (SIG), le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), a débuté sa campagne de prélèvements et d’analyses sur le terrain.
Le rapport complet, attendu avant l’été, doit permettre à la commune de mieux cerner les secteurs fragiles et donc de prioriser les interventions pour les années à venir.
(19 novembre 2017)
En ce samedi matin, une trentaine de randonneurs avaient choisi de s’impliquer directement dans l’aménagement du sentier des Douaniers. Pour cela, ils ont répondu à l’invitation de M. le Maire pour une balade citoyenne sur le GR34. Accompagné de plusieurs élu(e)s, Thierry Simelière les a invités à faire part de leurs idées et de leurs remarques durant la promenade de 4 heures.
Il y a quelques semaines, le Maire, l’adjoint aux travaux Marcel Quélen, le directeur des services techniques ainsi que le responsable du centre technique municipal, avaient déjà parcouru le sentier afin d’élaborer un diagnostic complet « en surface ». Ce document répertorie une cinquantaine de points à corriger, en mesure le degré d’urgence et précise le calendrier d’intervention sur plusieurs mois. Un programme qui servira de référence aux agents de la Ville et aux Brigades Vertes, chargées ponctuellement de l’entretien paysager du chemin.
Aménagement de lieux offrant des points de vue remarquables, sécurisation de certaines portions, embellissement par des travaux d’entretien ou de peinture, amélioration de l’accessibilité… Ce document, qui sera complété suite à la balade citoyenne, a donc servi de base aux échanges lors de plusieurs haltes. Des pauses bien méritées et parfois animées par les anecdotes savoureuses de Robert Le Calvez, intarissable sur l’histoire du sentier et de ses abords.
Limiter l’emprise humaine
L’enchevêtrement entre le domaine public maritime relevant de l’État, le domaine communal et le domaine privé, complexifie notre démarche. Une réalité à laquelle nous avons été récemment confrontés lors de l’installation de la passerelle en contrebas du Ker Moor. Après discussions et négociations, nous y sommes arrivés. Sur ce secteur, la continuité du GR 34 est assurée. C’est une expérience qui nous servira dans le futur .
De manière générale il faut également veiller à limiter l’emprise humaine sur les lieux. Le sentier est d’abord et avant tout un espace naturel. Chacun doit en prendre conscience et adopter un comportement respectueux. Dans les prochaines années, nos interventions doivent s’inscrire dans ce cadre environnemental strict.
Rappelons enfin que pour la structure de la falaise en elle-même, le dernier conseil municipal a voté les crédits pour un diagnostic complet des 5 km du sentier (22 000€). L’étude, confiée au Bureau de recherche géologique et minière (BRGM) d’Orléans, débute dès cet hiver pour des premiers résultats attendus avant l’été.
(résumé en images paru dans le magazine de la Ville – n°72 – Juillet 2017)
(14 juillet 2017)
L’objectif était clair : rendre le sentier des Douaniers aux promeneurs pour la pleine saison. C’est fait. Après un travail important en amont (sécurisation, stabilisation par enrochement en pied de falaise et diagnostic complet de la zone par sondage), les travaux ont pu efficacement débuter début juin.
Suite aux intempéries de l’an passé, on peut logiquement pensé que les marées et les tempêtes étaient la cause de tous ces maux. Certes, mais pas seulement. Les eaux de ruissellement jouaient aussi un grand rôle dans la dégradation de la zone. C’est pourquoi nous avons commencé par revoir entièrement les réseaux d’assainissement sur cette portion
Cette première étape franchie, et sous la conduite des services techniques de la ville, les entreprises spécialisées ont pu intervenir une à une. Purge des secteurs instables, cloutage de pieux de 7 à 10 mètres sur 3 niveaux, fixation du grillage et de la natte qui accueillera la végétation et, enfin, construction sur place de la passerelle qui assure la continuité du sentier. En 5 semaines, le chantier était livré.
C’était un chantier très technique et riche d’enseignements pour l’avenir. Le sentier du littoral est l’un des attraits touristiques majeurs de notre commune. Une part essentielle de notre patrimoine naturel. Nous devions y consacrer les moyens nécessaires, soit 210 000 € HT, desquels nous pouvons soustraire la subvention de l’État de 94 000 € HT, perçus au titre de la DETR* 2017«
Réouvert hier à 14h, le GR34 a immédiatement vu de nouveau les randonneurs l’arpenter. Comme si de rien n’était. Avec cependant un petit plus : la « passerellele/belvédère » qui s’annonce déjà comme un point de vue idéal pour faire une pause et admirer le large et l’île de la Comtesse…
*Dotation d’Équipement des Territoires Ruraux
(15 juin 2017)
Grâce à une vidéo captée par drone hier midi, Erwan Barbey-Chariou, adjoint à la communication, nous permet de mieux comprendre les travaux en cours sur la falaise au niveau de la plage de la Comtesse ; Et nous offre au passage de superbes vues.
Les images illustrent le travail en cours : purge des secteurs instables, cloutage des pieux par une machine spécifique, fondations le long du mur qui supporteront la future passerelle…
Donc, juste pour rappel : même si la curiosité vous pique, s’il vous plaît, évitez toute promenade aux abords de cette portion de falaise. Le secteur est dangereux. Merci.
(6 juin 2017)
Aujourd’hui, les hommes et les machines de la société spécialisée BMB de Ploufragan entraient en action sur le chemin des douaniers. La première opération consiste en l’installation de nouvelles canalisations d’eaux pluviales en parallèle de la falaise (photo ci-dessous). Une bonne partie de l’ancien réseau disparaîtra en effet avec la purge des secteurs instables.
L’entreprise procédera ensuite au cloutage de trois rangées de pieux de 5 à 7 mètres chacun, sur lesquels sera fixé un grillage de protection.
C’est seulement une fois la zone sécurisée que la passerelle en bois viendra enjamber le vide laissé et assurera la continuité du GR34.
Une opération programmée sur 3 à 4 semaines. L’objectif étant de réouvrir le sentier le plus tôt possible en juillet.
(24 mai 2017)
Suite à l’affaissement samedi dernier du mur en haut des marches d’accès au GR34, l’objectif était de réouvrir le sentier avant le week-end de l’Ascension. Depuis cet fin d’après-midi, au port d’Armor, c’est chose faite. Grâce à la réactivité du propriétaire du terrain et de Marcel Quélen, adjoint aux travaux, les parties du mur pouvant présenter un danger ont été abattues. Le chemin est donc de nouveau ouvert aux promeneurs et randonneurs.
Au final, un « détail » à la vue du chantier qui se profile, notamment sur le secteur de la Comtesse. Le lancement de ces travaux d’envergure est programmé pour début juin.
(22 mai 2017)
Samedi midi, côté port d’Armor, le mur de la propriété qui surplombe les premières marches du sentier des douaniers, et qui montrait déjà quelques signes de « fatigue », s’est effondré en partie.
Par mesure de précaution, un arrêté interdisant l’accès au chemin a été pris samedi midi. Le diagnostic de la maçonnerie est en cours.
(issu du magazine de la Ville – N°71 – Avril 2017)
Suite à l’affaissement de la falaise consécutif aux événements climatiques de l’an passé, le conseil municipal a validé l’opération de sécurisation du sentier du littoral, composante importante de l’attractivité touristique de la commune.
Des travaux lourds de purge des secteurs instables, de cloutage et de pose de grillage démarreront avant l’été. À terme, une passerelle en bois enjambera la section la plus étroite, permettant de préserver la continuité du GR34. L’investissement total sur l’ensemble des secteurs est de 384 900 €, subventionnable à hauteur de 94 500 € au titre de la DETR 2017.
(mars 2017)
La stèle en hommage aux 19 jeunes du Viking était implantée jusque lors le long du GR34, en contrebas de l’hôtel Ker Moor. L’an passé, les événements météorologiques ont entraîné un affaissement significatif du sentier.
Les lieux étaient donc devenus inadaptés à la tenue, notamment, de la traditionnelle cérémonie de l’Appel du 18 juin.
Les élus ont donc décidé de déplacer la stèle à quelques encablures de là, en bas de l’avenue de la Comtesse, sur la pelouse en face de la plage.
Depuis quelques semaines les services techniques de la Ville sont à pied d’œuvre pour aménager les lieux.
Un aménagement réalisé entièrement en régie et qui porte sur la mise en valeur du monument et de ses abords.
Après l’installation de la stèle hier, suivront ainsi les finitions de la placette, le rejointoiement du mur de clôture et les travaux paysagers.
(30 mars 2016)
En quelques jours le secteur du GR34 à l’aplomb de la plage de la Comtesse a largement souffert. Un phénomène lié aux divers intempéries de ces dernières semaines.
Dans un premier temps, les lieux ont été balisés et sécurisés.
Depuis hier après-midi, mandatée par la mairie, la société Nicol a dégagé les éléments instables avant de procéder à un nouvel enrochement en pied de falaise.
La semaine prochaine, une étude des sols, basée sur des carottages horizontaux, permettra de déterminer les mesures précises et pérennes à prendre.
Toute cette opération s’inscrit au chapitre « Sécurisation et valorisation du GR34 » voté dernièrement au budget 2016.
(mars 2016)
Sans doute en lien avec les intempéries de ces dernières semaines, une portion d’une trentaine de mètres du GR34 s’est très légèrement affaissée, juste à proximité de la stèle du Viking.
Les lieux seront inspectés dans les prochains jours afin de déterminer précisément les mesures à prendre.
Dans l’attente, les lieux ont été balisés et sécurisés par les services techniques.